dimanche 5 avril 2020

Chronique littéraire : Un bonheur que je ne souhaite à personne, de Samuel le Bihan

Samuel Le Bihan, né en 1965 à Avranches, en plus d’être un acteur sympathique, est un père de famille dévoué à ses enfants, dont une petite fille autiste. Sous couvert d’une fiction, il raconte dans ce récit toutes les difficultés rencontrées lorsqu’on veut intégrer un tel enfant dans la société.

La France est particulièrement en retard dans le domaine de l’accompagnement de l’autisme, les lois de la République (chaque enfant a le droit d'être scolarisé) ne sont pas toujours respectées, faute de moyens, de volonté. Il faut se battre à chaque étape de la vie de l’enfant pour lui assurer une sociabilisation et un avenir.

Laura est l’archétype de la mère galvanisée par l’amour de son fils César, autiste, elle mène au quotidien un combat pour le voir épanoui. Elle doit aussi gérer son fils aîné, un ado en crise.  Son mari l’a quittée, c’était trop dur à assumer pour lui. Bref, Laura est sur tous les fronts, c’est une battante qui essaie toutes les pistes, s’investit dans la création d’une association d’accueil, organise des actions avec les parents, multiplie les démarches pour que l’Education nationale fournisse une solution … jusqu’au burn-out. Mais au fil de son combat, Laura se fait des amis, des vrais. Avec patience et détermination, malgré les inévitables défaites, elle connaîtra le bonheur de voir César trouver sa place.

Un livre poignant et militant, qui révèle la situation des autistes en France et le combat de leurs parents, en mots simples et avec un grand souffle d’espérance.
En poche chez J'ai lu.

Chronique publiée dans le JTT du jeudi 2 avril.

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