
Plusieurs fois par jour, les échanges par téléphone avec les
gens qu’on aime aident à supporter le confinement. On évite de parler projets ou sorties, la communication est un précieux moment
d’intimité, d’amitié, de présence. On n’a pas forcément grand-chose à se
raconter, mais l’important c’est d’être en connexion avec l’autre.
Quelle chance nous avons : pas besoin de s’inquiéter du
prix de la communication !

Car il fut un temps « que les moins de 20 ans ne
peuvent pas connaître » … où le téléphone était payant, en fonction de la
distance du correspondant et de la durée de la communication. Une sacrée
galère ! Tout le monde n’avait pas de téléphone fixe, quant aux portables,
ils n’existaient pas. Pour donner des signes de vie à des parents lointains,
dans les années 70, on pouvait aller dans les offices postaux demander une
cabine, échanger quelques mots rassurants ou des événements précis, puis on
raccrochait, avant d’aller payer au guichet une somme non négligeable. On
pouvait aussi acheter une carte téléphonique dans les bureaux de tabac pour
appeler depuis une cabine pendant un temps déterminé. Pas question de s’étendre
sur les états d’âme … le porte-monnaie rappelait à l’ordre !
Heureusement, le smartphone est arrivé bien avant le
coronavirus… En plus des conversations gratuites et illimitées, il permet
d’échanger messages, photos, vidéos, et même de se voir en direct, si l’on en a
envie. Quelle fabuleuse invention ! Et quelle créativité dans les messages
en cette période de confinement : chacun essaie de partager du rire, de
l’amitié, de la gymnastique ou de la culture. C’est bon pour le moral.
Imaginez un peu le confinement sans smartphone …
Applaudissons aussi les opérateurs !
Pas belle la vie ?
Article publié dans le JTT du jeudi 23 avril.
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