mardi 10 avril 2012

Manger

Week-end pascal et familial en vallée du Rhône. Visites et retrouvailles au menu. Mais avant... Mais avant toute chose, dès l'arrivée dans la vallée de ma jeunesse, une grande fringale me saisit. Manger, je veux manger. Manger les bons produits locaux, dont l’évocation seule me réjouit au fond de mon Territoire si peu fertile. Manger, donc cuisiner, donc me ravitailler.

Ça commence par le marché de gros, à Pont de l’Isère. Les producteurs de Drôme et Ardèche ont rendez-vous sur un immense parking avec les marchands de primeurs et restaurateurs de toute la France, dans une noria de camions et camionnettes. Et, quand le temps des échanges professionnels est terminé, à 18h, le marché s’ouvre aux particuliers. Au cul du camion, on peut acheter des cagettes de fruits ou légumes frais, au prix du kilo. En été, pêches, abricots, tomates, melons… à foison, mais nous sommes en avril, c’est plus vert : asperges, épinards, bettes, poireaux, salades… cueillis du matin.

Ce qui ne m’empêche pas d’aller le lendemain compléter mes emplettes au marché local, il me manque radis et œufs frais, olives et fromages de chèvre crémeux, et… les premières gariguettes.

Ensuite, passage obligé chez le boucher-traiteur de Tournon. Il nous faut des protéines ! Caillettes, ravioles, quenelles, saucissons. Pas de gratin dauphinois ou beignets d’aubergines, aujourd’hui, mais du chevreau rôti, le grand classique de Pâques.

La gourmandise sucrée triomphe à Tain, avec les Pognes à la fleur d'oranger, Suisses sablés et autres Saint-Genix aux pralines, pâtisseries traditionnelles, mais pour satisfaire mon petit-fils, c’est plutôt du côté des nids de Pâques raffinés, au chocolat, ou aux fraises, que je lorgne.
Chocolat ! Ici, ce n'est pas qu'un mot, mais une institution : Valrhona A Pâques, c’est le délire dans la boutique. Non  seulement le chocolat est excellent, mais on peut déguster à sa guise, en choisissant ses tablettes, ballotins et autres sujets de saison : poules et oeufs, poissons, coquillages et petite friture. Vous m'en mettez 500g, aux trois chocolats. Entre temps, j'en mange 100g. Saveurs variées, rubans et jolis paquets, c’est bon pour la santé, le magnésium… Pour les kilos, on verra après.

Et pour accompagner tout cela ? Quelle boisson ? Une petite visite à la Cave Coopérative s’impose, la dégustation y est aussi permanente et généreuse. Entre Saint-Péray et Saint-Joseph, Cornas et Hermitage, la tête me tourne …

Tain-Tournon, c’est mon pays de Cocagne.


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