jeudi 2 août 2018

Chronique littéraire : Les huit montagnes, de Paolo Cognetti


Un roman d’amitié entre deux enfants, Pietro, le Milanais solitaire, et Bruno, le gamin d’un hameau d’altitude. Chaque été, ils se retrouvent pour explorer la montagne, au-dessus de Grana, dans le Val d’Aoste. Quelquefois le père de Pietro les emmène en randonnée tout en haut, vers les glaciers, à la limite du vertige.
Un roman d’amour pour la montagne : sentiers escarpés, torrents, alpages, forêts sombres, puis rochers et glaciers étincelants. Le poids des saisons, des traditions, les difficultés et contradictions du monde montagnard comme du monde urbain.
Un roman de formation, avec les parcours divergents de deux personnages épris de liberté, qui vivent une amitié à éclipses sur une quarantaine d’années. 
Un roman de filiation, où la vie se répète, la mort ramène à l’essentiel, les fils comprennent alors le cheminement obscur des pères, acceptent leur empreinte invisible. 
Le résultat est magnifique : un récit fort et sensible, empli de poésie et de nature, avec un ancrage réaliste et contemporain.

Paolo Cognetti, né à Milan en 1978, est un auteur italien prometteur, qui vient d’obtenir pour ce roman le prix Strega, équivalent de notre Goncourt en Italie, ainsi que le prix Médicis étranger chez nous. Il a également écrit « Le garçon sauvage », autre ode à la montagne et la liberté, ses deux passions.
Ses deux romans sont disponibles en Livre de poche et en 10/18.


Chronique publiée dans le JTT du jeudi 26 juillet.


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