dimanche 10 juin 2012

Jardiner Bio


Deux conférences proposées par la Communauté de Communes Sud Territoire, et me voilà transformée, convaincue, apôtre du bio !

La première fut menée avec passion par Josiane Goepfert, célèbre fondatrice du « Potager d’une curieuse ». En l’occurrence, la curieuse c’était moi. Qu’allait-elle nous apprendre pour « lutter naturellement contre les maladies » ?
Dès le début, j’ai réalisé qu’il s’agissait d’une philosophie, plutôt que d’une simple transmission de recettes anciennes. Il faut sauver les plantes malades, certes, mais sans polluer notre environnement par des produits chimiques, et surtout essayer d’être autonome par rapport aux magasins qui multiplient les traitements. Josiane a donné de nombreux moyens gratuits et efficaces, pour soigner ou stimuler les réactions défensives des plantes, favoriser leur croissance, éloigner les insectes et parasites. J’ai retenu le purin de consoude, la macération de feuilles de rhubarbe, l’extrait de pissenlit, la décoction de prêles…
Mais ce qui m’a vraiment étonnée, c’est l’emprise exercée par le marché agro alimentaire sur le consommateur. Un exemple significatif : le purin d’ortie, largement utilisé par les jardiniers, mais dont il était interdit, sous peine de poursuites judiciaires, de divulguer la composition jusqu’en … 2011 ! On trouve maintenant les recettes sur Internet. La préparation est élémentaire, mais il faut aérer le purin en le remuant chaque matin pendant un mois…

Deuxième voix, hier, celle de Xavier Renaud, de la Fédération Régionale de lutte Et de Défense contre les Organismes Nuisibles. Son thème : Un jardin sans pesticides. Qui n’utilise pas des granulés contre les limaces ? Des vaporisateurs contre les insectes ? Des désherbants dans les allées ? Xavier revient sur les dangers de pollution du sol, la nocivité pour le corps humain. Et pourquoi jardiner, si c’est pour obtenir des plantes traitées chimiquement ? Là encore, toute une philosophie, et pour la satisfaire, le bon sens et l’huile de coude. Préférer la binette au désherbant, l’eau chaude de cuisson jetée sur les dalles au chalumeau toxique, utiliser la bière contre les limaces, la combinaison de plantes répulsives contre les insectes, la couverture du sol par paillage ou plantes vivaces pour éviter le liseron… Pas de résultats immédiats, mais durables.
J’apprends le mot adventices : plantes invasives indésirables (mauvaises herbes). J’apprends aussi que les perce-oreilles et gendarmes, malgré leur prolifération, ne sont pas nuisibles. Et que si je persiste à utiliser mes granulés bleus anti limaces, 4 ou 5 par mètre carré, c’est suffisant.

Car non seulement il faut protéger notre sol, nos plantes, notre santé, mais aussi respecter la chaîne alimentaire, la vie animale en général. Ne pas tuer les pucerons, qui alimentent les coccinelles, qui nourrissent les oiseaux, hérissons, etc… Avoir une vision globale.
Jardiner bio, c’est un exercice respectueux. Responsable. J’ajouterais presque moral.

Bon, la partie théorique, je maîtrise. Je crois que je vais laisser la partie pratique à mon mari !

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