C’est le titre d’un album très connu du Père Castor, que
tous les enfants de maternelle récitent en janvier : La galette toute
chaude tombe de la fenêtre, et roule, roule, essayant d’échapper aux gourmands. Mais connaissez-vous la véritable histoire de la galette ? A vrai dire,
il y en a plusieurs, chaque civilisation célèbre à sa façon le renouveau.

Mais bien avant la naissance de Jésus, des célébrations
païennes honoraient le retour de la lumière, après le solstice d’hiver. Quelle
meilleure allégorie du soleil qu’un gros pain rond et doré ? On retrouve cette
célébration dans le culte de Dionysos en Grèce antique, dans les Saturnales
chez les Romains. C’est d’ailleurs à Rome que sont apparues les premières fèves
cachées dans les gâteaux. Les Saturnales duraient sept jours, elles étaient
l’occasion de bouleverser, de critiquer l’ordre social. Celui qui trouvait la
fève changeait de rôle hiérarchique, ainsi l’esclave pouvait régner en maître pour
un jour. Le plus jeune de la famille se cachait sous la table pour attribuer les
parts.
Au Moyen-âge, on partageait le gâteau des Rois en autant de
parts que de convives, plus une : la part du pauvre, donnée au premier mendiant
se présentant au foyer. La fève, graine d’un légume courant à l’époque, fut
remplacée peu à peu par une fève en porcelaine représentant l’Enfant Jésus dès
le XVIIIème siècle. Puis, au fil du temps, les motifs se sont diversifiés :
personnages, métiers, pièces d’or parfois. Au XXème siècle l’avènement du
plastique a permis toutes les fantaisies.
Il en est de la recette de la galette comme de son origine :
chaque région a sa version. La galette traditionnelle en pâte feuilletée,
fourrée à la frangipane, laisse place à la brioche aux fruits confits dans le
Sud, et à la galette comtoise, à base de pâte à choux et fleur d’oranger, dans
l’Est. Quand la consommer ? Tous les jours de janvier. Roulez galettes !
Article publié dans le JTT du jeudi 15 janvier 2015.
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