lundi 20 mai 2013

FIMU, l’autre fête de la musique


A Belfort, le Festival International des  Musiques Universitaires est une manifestation incontournable. Chaque année, pendant les trois jours du week-end de Pentecôte, ce rassemblement de musiciens de tous styles, venus du monde entier, offre à la population un florilège de concerts gratuits dans la vieille ville rendue aux piétons. 2500 musiciens, 15 scènes, 250 concerts de musique du monde, classique, contemporaine, jazz, rock, hip hop ou chanson française… Pour honorer cette fête musicale cosmopolite, une foule joyeuse, tous âges confondus, déferle sur la ville, dont les terrasses se multiplient comme par enchantement.

Sous la houlette des services de la Ville de Belfort, et d’une importante équipe de 300 bénévoles managée par les étudiants, la logistique est impeccable. Quand ils ne jouent pas, les musiciens, en principe accueillis dans des familles, déambulent, improvisent, attirés comme chacun par les mélodies qui surgissent à chaque coin de rue. Ignorant les inévitables marginaux en état d’ébriété, familles et amoureux, enfants et personnes âgées, bandes de copains ou solitaires, venus de Franche-Comté, de Suisse ou d'Allemagne, se promènent allègrement d’un site à l’autre.

Bien sûr, la pluie s’invite à un moment ou un autre, alors, on se serre sous les parapluies, à l’abri des chapiteaux dressés un peu partout, on fait la queue pour se réfugier dans les lieux culturels habituels, théâtre, salle des fêtes, hôtel de ville, centre chorégraphique, conservatoire, cathédrale… qui offrent les spectacles les plus prisés : ceux qu’on peut écouter assis et au chaud. Quand le soleil est de retour, on danse dans les rues.


Chaque édition met en valeur un instrument particulier. Pour cette 27ème édition, les percussions, éléments basiques, multiformes, présents dans toutes les cultures, sont à l'honneur.  Baguettes, marteaux, cymbales, maracas, tambours et vibraphones résonnent partout. Et comme on célèbre aussi les 30 ans d’échanges avec le Burkina Faso, de nombreux groupes d’Afrique sont là . L’occasion de découvrir des métissages étonnants, comme les chansons françaises revisitées par Erwann Bouvier, avec les instruments traditionnels, kora et balafon. Belles rencontres artistiques.

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