jeudi 18 décembre 2025

Les santons d'Ardelaine illustrent le cycle de la laine

Chacun connaît de réputation l’entreprise ardéchoise Ardelaine, située en contrebas de Saint-Pierreville, qui promeut les valeurs locales, associatives et écologiques, en fabriquant des articles de laine de haute qualité. Toute l’année, le public est y accueilli pour découvrir, par des visites, des ateliers, des stages, le cycle de la laine, c’est-à-dire toutes les étapes qui mènent du mouton au produit fini, literie, vêtements, pelotes, accessoires et même paillage.

Emblématique de la maison mais aussi de la saison, une salle spéciale est réservée à la mise en scène de santons anciens, qui eux aussi racontent la fabrication de la laine. Les bergers et leurs moutons, la tonte, le tri, le lavage, le cardage, la confection de matelas, la filature, le tricotage, toutes les étapes de la filière sont successivement éclairées et animées en saynètes. Des gestes  d’autrefois, peu différent de ceux d’aujourd’hui, car ici beaucoup d’étapes sont encore effectuées à la main ou avec des machines traditionnelles, ce qui vaut à Ardelaine d’être labellisée « Entreprise du patrimoine vivant ».

Depuis la fin des années 1970, cette filature restaurée par une bande de copains idéalistes a donné naissance à une SCOP, avec pour projet d’insuffler localement une dynamique de développement. Pari tenu. 200 éleveurs travaillent pour elle, récoltant 50 tonnes de laine par an. 40 personnes sont employées à Ardelaine, chacune pouvant changer de poste, pour avoir la satisfaction de suivre la fabrication du produit du début à la fin. La filature au bord du torrent s’est agrandie en hameau où les salariés sont heureux. On le ressent dès l’accueil de la librairie-café, qui complète de façon conviviale la visite : on peut y manger à toute heure, trouver un choix de livres originaux, et des événements culturels y sont organisés toute l’année. Quant à la boutique, elle regorge de cadeaux bien chauds à s’offrir pour l’hiver. Pour reprendre la chanson : « De toutes les matières, c’est la laine que je préfère… »


Article publié dans le JTT du jeudi 18 décembre 2025.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire