lundi 20 janvier 2020

Les mystères du Nombre d'or

La salle A003 du lycée Gabriel Faure de Tournon n’était pas trop grande mercredi soir pour accueillir une trentaine de passionnés. Pour une fois, il ne s’agissait pas de devoir surveillé, mais d’une conférence de l'UPVH sur un nombre magique, aux propriétés étonnantes, qui a traversé l’histoire : le nombre d’or, utilisé en peinture, architecture, botanique, présent dans le corps humain, sans oublier ses étonnantes propriétés mathématiques.

Le nombre d’or, ou divine proportion, est le rapport entre la longueur et la largeur d’un rectangle considéré comme le canon de l’harmonie. C’est un nombre irrationnel, désigné par la lettre grecque phi : φ = (1+ v2):2 soit environ 1.618...avec une infinité de décimales. Phi, en hommage à Phidias, architecte du Parthénon, dont la façade est un des exemples de l’utilisation du nombre d’or en architecture. On le retrouve aussi dans la grande pyramide de Khéops, les cathédrales comme Notre-Dame de Paris, dans les rapports entre les ellipses des châteaux d’eau de Philolaos à Valence… Le nombre d’or a toujours passionné artistes et scientifiques, et au premier plan Leonardo da Vinci, dont le célèbre Homme de Vitruve en est une illustration parfaite. 

Pierre Bonnet, ancien directeur du collège Saint-Louis n’a pas eu de peine à captiver son auditoire, allant jusqu’à donner des exercices de tracés de rectangles d’or, de spirales dorées, et autres étoiles divines… dévoilant jusqu’aux proportions humaines soi-disant idéales ! De quoi gamberger ... d’ailleurs le nombre d’or a suscité des nombreuses théories ésotériques au fil des siècles. 

En dehors des peintres qui l’ont utilisé, comme Botticelli, Seurat, Vinci avec sa Joconde, nous avons tous dans notre poche une illustration du nombre d’or : la carte bancaire, dont le format respecte la divine proportion. Une carte d'or, en somme, à ne pas trop faire chauffer en période de soldes !

Article publié dans le JTT du jeudi 16 janvier 2020.

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