dimanche 16 septembre 2012

Chronique littéraire : Marie-Blanche, de Jim Fergus


Dans cette superbe saga familiale, Jim Fergus revient sur l’itinéraire de sa mère, Marie-Blanche, une Française fragile et malade, dont l’existence a été brisée par l’égoïsme de Renée, la grand-mère, aristocrate décadente et manipulatrice perverse. Entre France et Égypte, Suisse et États-Unis, Jim Fergus suit les traces de la vie de bohème des deux femmes. Son récit intime revisite la grande histoire du XXème siècle, et même la petite histoire, comme la rencontre avec Brigitte Bardot...

Aventure, action, amour, jeu, les péripéties s’enchaînent. Les deux héroïnes, bien que nanties financièrement, sont maltraitées par la vie, et paient cher leurs manquements à la morale. L’oncle Gabriel, personnage satanique hors normes, tisse le fil conducteur du malheur, empoisonnant plusieurs générations. Entre passions et désamours, intrigues flamboyantes et descriptions froides, on se laisse embarquer dans ce roman palpitant. Avec l’espoir que l’auteur, rongé par son passé, puisse enfin trouver la paix intérieure, grâce à l’écriture de cette autobiographie douloureuse.

Jim Fergus est né en 1950 à Chicago, d’une mère française et d’un père américain. Journaliste, romancier, il vit dans le Colorado. Son premier roman « Mille Femmes blanches » (1994) a obtenu un énorme succès en France et dans le monde, auprès des amateurs de grands espaces. Un splendide western littéraire, qui évoque l’intégration des mille femmes accordées comme monnaie d’échange aux Cheyennes, par un traité de paix officiel du Président Grant en 1875. Un régal de littérature indienne épique.

Chronique publiée dans le JTT du jeudi 13 septembre 2012.

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