Vendredi 15 septembre, je dédicacerai "O mia Patria" au stand des libraires, dans le cadre du festival du livre, place de la Révolution, à Besançon.
vendredi 15 septembre 2017
lundi 11 septembre 2017
Le musée d'art sacré de Mours-Saint-Eusèbe
Que tous les saints Eusèbe, martyrs ou bienheureux, lui
portent secours !
renseignements : http://artethistoire.valence-romans-agglo.fr
tél : 04 75 79 20 86Article publié dans le JTT du jeudi 7 septembre.
mercredi 6 septembre 2017
Entre deux eaux, entre deux os
L'exposition de l'été au château de Tournon est consacrée à
Nicolas Rubinstein, un artiste français
contemporain, né en 1964.
Ingénieur géologue de formation, ce sculpteur « naturaliste »
a depuis son enfance collectionné les os, son matériau de prédilection. Gamin
curieux du monde animal, puis passionné par la vie de la planète en général, il
a peu à peu affiné sa théorie sur l'ossature. C'est ce qui nous fait tenir
debout, à la fois mémoire du corps et porteuse de vie. Pour mieux révéler son
importance, Nicolas Rubinstein déconstruit les apparences, jusqu'au squelette.
En détournant cet élément fondamental, il envoie un message philosophique ou
simplement humoristique au public.
L'exposition propose des œuvres de plusieurs époques,
certaines militantes en faveur de la vie, d'autres simplement dans un esprit de
gag. Un vélo construit en os (faux), une chaîne vertébrale entre naissance et
connaissance, voisinent avec des « cerveaux-lents ». Un océan de sacs
de plastique d'où surgit un monstre marin précède un pont dont le tablier est
une épine dorsale. Mickey désintégré n'est plus qu'un rat, à côté d'une poule
qui montre ses dents. La construction de maquettes avec des os en résine donne
un aspect étonnamment humain aux architectures virtuelles ou réelles, comme
Notre-Dame de la Garde. La volonté de l'artiste est de questionner le public
sur la communication, la transmission, la dérision.
Tout cela, on ne saurait l'appréhender sans les explications
d'Aurélie, qui guide avec professionnalisme les visiteurs à travers le château
et l'exposition. L'histoire des lieux, comme l'art contemporain, prennent une
tout autre dimension quand on comprend ce qui les sous-tend.
L'exposition : « Nicolas Rubinstein Entre deux
eaux » est visible au château-musée de Tournon tous les jours jusqu'au 1er
octobre. Visites guidées en juillet-août à 15h et 16h30.
vendredi 1 septembre 2017
Apéro-jazz au Fief de Gambert
Après une après-midi caniculaire, jeudi 3 août, l'orage avait
rafraîchi l'atmosphère, une belle lumière magnifiait le paysage. Depuis la
terrasse du Fief de Gambert, la vue sur les vignes grimpant à l'assaut du
coteau sous un ciel mordoré était splendide. Mais c'est repliés à l'intérieur
de la salle de dégustation que les musiciens de « Trivial Pour
Swing », Yvan, Marc et Thierry, ont donné un concert très réussi, entre
œuvres de Django Reinhart, Astor Piazzola et musique tzigane.
Une quarantaine de participants a profité de la musique tout en savourant les Saint-Péray Fleur de Roc 2015, Crozes-Hermitage blanc Les Hauts d'Eole 2014, Crozes Hermitage rouge Les Hauts du Fief 2013 et Hermitage rouge Cuvée classique 2007. Accompagnés d'une assiette gourmande, mêlant gaspacho de betterave, pissaladière, salade de ravioles, sandwich de polenta, caillettes et brochettes de melon. Vers 22h, l'arrivée des desserts chocolatés annonça la fin du spectacle. Une belle soirée conviviale, avec le soleil couchant sur les vignes.
Prochain apéro-jazz au Fief
de Gambert le 7 Septembre.
Tarif : 35 € pour une assiette gourmande, un dessert, un
verre de vin. Les suppléments sont à la carte.Réservation : 04 75 08 91 91 ou contact@terresdesyrah.com
Article publié dans le JTT du jeudi 31 août.
vendredi 25 août 2017
Angkor, toujours ...
Angkor, du Xème au XIIIème siècle,
recouvrait 1000 kilomètres carrés, capitale du royaume khmer elle
comptabilisait 750 000 habitants. Toute la zone était irriguée, et donc
nourrie, grâce à des travaux hydrauliques colossaux et une gestion des eaux parfaitement
maîtrisée. Les aléas climatiques, les guerres, le changement de religion, ont
eu raison de cette merveilleuse cité qui fut progressivement abandonnée, puis
reprise par la jungle.
Jusqu ’à sa « redécouverte » en 1860 par Henri Mouhot,
un explorateur Montbéliardais. Ses carnets ont mis Angkor à la mode en Europe,
comme Bonaparte avait initié l’égyptomanie quelques décennies plus tôt. Aujourd’hui, une centaine de
temples subsistent dans une jungle de 900 km2, sillonnée par un réseau de
pistes.
Angkor Vat, le temple majeur du site est un des mieux conservés. Le
terme temple est impropre pour cette cité de pierre aux bâtiments somptueux
imbriqués les uns dans les autres. Une magnifique voie pavée passe au dessus d’une
douve, et pénètre dans une muraille de 3.5 km de long. Architecture de grès et
de latérite, les blocs ne sont pas assemblés par un mortier, mais par une
taille ajustée. Les différents niveaux s’étagent en terrasses successives,
reliées par des escaliers, jusqu’au centre, où on accède au sanctuaire dominé
par les cinq célèbres tours. Le temple est aujourd’hui encore un lieu saint,
mais dédié à Bouddha, alors qu’à l’origine c’était un lieu de culte hindouiste,
dédié à Vishnou. Le Cambodge est passé en douceur d’une religion à une autre,
dans une forme de syncrétisme paisible.
Deux autres sites spectaculaires,
à une vingtaine de kilomètres, attirent les touristes. D’abord Angkor Tom, la
ville royale fortifiée. Un carré de 3 km de côté, entouré d’une douve et d’une
muraille, percée par quatre portes. L’entrée principale est bordée d’un
alignement d’une cinquantaine de dieux d’un côté, de démons de l’autre, tenant
le serpent sacré, le naga. A l’intérieur, plusieurs palais, temples, dont le
fameux Bayon bâti par Jayavarman
VII. Ce fantastique monument, avec ses 54 tours à quatre visages,
fut dédié par le souverain à Bouddha
dont il diffusa la doctrine. Partout, on se sent regardé avec bienveillance.
Ta Prohm est le temple dissimulé
sous les fromagers géants, où végétal et minéral se livrent une lutte sans
merci. C’est hallucinant. Les racines des arbres, vieux de 300 ans environ, se
sont insérées entre les pierres des temples, ont poussé sur les ruines. Cette
double architecture grandiose donne l’impression de se trouver face au chaos,
dans un autre monde, après l’apocalypse.
Angkor est un site exceptionnel,
où chaque temple a sa personnalité. Les dizaines de kilomètres entre les sites,
à travers la jungle, sont l’occasion d’apercevoir entre les arbres, d’autres
temples, d’autres ruines, que personne ne visite. Les archéologues de l’école
française d’Extrême-Orient ont encore de belles restaurations à faire !
Plus à l’écart se trouve la
« cité des femmes », Banteay Srei, temple de grès rose aux sculptures
raffinées, joyau de l’art khmer. Si beau qu’en 1923 André Malraux, alors jeune
explorateur, avait décidé d’en voler quelques bas-reliefs pour les revendre sur
le marché de l’art. Arrêté, emprisonné, il a enduré la prison, avant de mettre
en scène son aventure dans « La voie Royale », mais ce scandale a
permis de mettre en place la protection des œuvres d’art du Cambodge.
Article publié dans le JTT du jeudi 24 août.
mardi 15 août 2017
Les Garouste : Complot de famille
C'est l'intitulé de l'expo de l'été au Château d'Hauterives.
Pourquoi ce titre ? Parce qu'elle réunit des œuvres du célèbre peintre et
sculpteur Gérard Garouste, de sa femme Elisabeth, designer, et de David
Rochline, artiste polyvalent, frère d’Élisabeth. S'y joignent les productions
des Enfants de la Source, qui ne sont pas les leurs, mais ceux d'une
association crée par G.G. pour permettre aux enfants en difficulté de pratiquer
l'art sous toutes ses formes.
Enfant, Gérard Garouste passait ses vacances chez son oncle
Casso, maçon, bûcheron, bricoleur, collectionneur, un artiste ignoré qui aurait
pu devenir un Facteur Cheval. De cette confrontation avec ce qu'on appelle
maintenant l'art brut, est née sa vocation artistique. Le lien était donc tout
trouvé avec la thématique prônée chaque été par le Château d'Hauterives.
L’expo « Les Garouste : Complot de Famille »
est visible jusqu’au 31 août au Château d’Hauterives (Drôme), à 300m du Palais idéal du Facteur
Cheval. Tous les jours de 11H à 18H30.
Article publié dans le JTT du jeudi 10 août.
vendredi 11 août 2017
Chronique littéraire : L'amie prodigieuse, d'Elena Ferrante
C’est l’histoire d’une amitié, celle de Léna et Lila,
deux petites filles nées dans le même pauvre quartier de Naples, la même année 1944. Une amitié conflictuelle mais riche, dès
l’enfance, un lien fragile et fort, parfois porteur, parfois étouffant, parfois
pervers, qui perdure jusqu’en 2010. C’est ce qui fait l’originalité de cette
saga : suivre le destin de deux femmes très différentes à travers les
bouleversements sociaux des soixante dernières années en Italie.
Lila et Léna sont toutes deux belles et douées, mais
de caractères opposés. Lorsque Lila la brune fonce, vit chaque instant comme
s’il était le dernier, Léna la blonde reste prudente, réfléchit avant d’agir.
Sans cesse en compétition, scolaire ou amoureuse, elles grandissent dans la rue,
entre les coups, les rêves, la gouaille populaire, soumises à des règles
sclérosées. Lorsque Lila se marie à 16 ans, pour sortir de la misère, Léna
choisit d’étudier malgré ses guenilles. D’un côté une vie chaotique, de l’autre
une sécurité tristounette.
Dans le deuxième tome, l’amour à son tour les oppose,
toutes deux sont amoureuses de Nino. Lila s’adonne avec lui aux joies de
l’adultère tandis que Léna l’entretient de philosophie. Malgré tout, le lien
indéfectible qui les unit depuis l’enfance les stimule, chacune dans son
parcours. C’est aussi l’originalité du roman : l’amitié dont il est
question n’est pas un long fleuve tranquille. Mais dans un univers de violence,
il représente aux moments difficiles une sorte de talisman qui permet d’aller
de l’avant.
Autre curiosité : Personne ne connait l’auteur
Elena Ferrante, qui a pourtant vendu des millions d’exemplaires dans le monde
entier. Elle ne communique que par écrit avec son éditeur, son anonymat est la
condition de la poursuite de son œuvre. Tous les lecteurs s’interrogent. Qui
est-elle ? Lila, Léna ou les deux ?
Chronique publiée dans le JTT.
Chronique publiée dans le JTT.
Inscription à :
Articles (Atom)

