Laurence est céramiste et sculptrice. Dans son atelier de Beaumont-les-Valence, elle peaufine actuellement des statuettes de femmes au destin dramatique pour sa prochaine exposition. Femmes réelles ou fictionnelles, héroïnes historiques ou mythologiques, c’est d’abord leur histoire qui passionne Laurence. Elle réunit alors une importante documentation avant de se lancer dans le modelage, en laissant libre cours à son empathie pour elles.
Hélène de Tournon, Madame
Butterfly, Padmé, Judith … reprennent ainsi vie sous ses mains, juste avant que
leur destin bascule. Hélène meurt d’amour pour son Philibert, Madame Butterfly
de désillusion après avoir été abandonnée par son séducteur, Padmé Amidala,
amoureuse de Luke Skywalker ne survit pas au passage du côté des forces
obscures. Quant à Judith, elle se sacrifie pour sauver sa ville en entrant dans
la tente du général assyrien Holopherne, qu’elle finit par décapiter !
Laurence, passionnée de
culture japonaise, pratique ainsi avec le destin de ses femmes une forme de kintsugi,
cette technique japonaise qui
répare les céramiques brisées en couvrant leurs fissures avec de la poudre d'or.
Et ainsi les magnifie. Le Japon occupe une place centrale dans son imaginaire, en
témoigne sa participation actuelle à la superbe exposition « Inspirations
Japon » à l’’Artsolite.
Infirmière de formation, après
avoir travaillé dans diverses structures, épuisée, Laurence a éprouvé elle-même
le besoin de changer totalement de vie. Depuis son enfance, elle dessinait,
modelait, et tout naturellement c’est à travers la poterie, puis la sculpture
qu’elle a trouvé un nouveau souffle. Des cours de poterie et modelage à la MJC
de Beaumont-les -Valence en 2010, jusqu’à sa participation au Carré des
créateurs de Tournon, puis à Sculptur’Art à Tain, et Chemin des artistes en
Drôme, elle a affirmé son talent. Et c’est elle qui maintenant donne des cours
de modelage à Beaumont-les-Valence.

Membre du collectif
Zinzolin de Valence, elle est sollicitée partout pour exposer : en juin au
musée de l’Estampe de Bourgoin-Jallieu, puis au Palais delphinal de Saint-Donat,
en décembre à la salle des Clercs, et toute l’année à l’’Artsolite, où ses
petits formats en céramique et bronze (réalisés par la fonderie Adobati)
rencontrent un beau succès.
Article publié dans Regard Magazine de juillet-août 2026.