Au XVIème siècle déjà, les visiteurs se pressaient pour prier devant lui, au couvent des Antonins d’Issenheim. Mais ce n’était pas par amour de l’art : pèlerins et malades espéraient ainsi guérir du mal des ardents, ou feu de Saint Antoine. Une terrible et mortelle intoxication due à l’absorption de seigle fermenté. Les soins apportés par les Antonins étaient de 3 ordres : l'hygiène et la nourriture de bonne qualité ; la chirurgie des membres atteints et appareillage des infirmes. Enfin, le saint vinage : une infusion des reliques de Saint Antoine dans du vin…
Après l'initiation aux rites médiévaux, la
déambulation dans le nouveau bâtiment, entre arts décoratifs alsaciens, toiles modernes,
installations contemporaines, invite à goûter d'autres charmes de Colmar. Dans les ruelles animées de la ville ancienne, aux pittoresques
maisons à colombage, on cultive la bonne chère : Tarte flambée et choucroute,
munster et vins d’Alsace, forêt noire et kougelhof…, une cuisine héritée elle
aussi du Moyen-âge.




