jeudi 24 septembre 2026

Nadia Ferrouki aux Rencontres de la photo à Chabeuil

Nadia Ferrouki a illuminé Chabeuil avec ses éclatantes Matriarches. L’invitée d’honneur des Rencontres de la photo exposait des clichés mettant en valeur des petites communautés indigènes où les femmes ont un réel pouvoir. Car si depuis le 19e siècle, les femmes ont obtenu des droits dans plusieurs pays, ce n’est pas le cas partout dans un monde en majorité patriarcal. Des petites tribus au Kenya, en Inde, au Pérou, en Chine vivent pourtant en paix dans une société matrilinéaire où les femmes n’ont pas un rôle subalterne.


Nadia Ferrouki préfère ce terme « matrilinéaire » au terme « matriarcat », qui rappelle trop le patriarcat. Or le fonctionnement matriarcal n’est pas copié sur le système patriarcal : dans ces sociétés, il n’y a pas de domination d’un sexe sur l’autre. Les femmes transmettent le nom et l’héritage, assument l’éducation et les rituels, parfois gèrent les biens, mais en totale complémentarité avec les hommes.

Nadia Ferrouki, fille d’un père algérien et d’une mère tchèque, élevée aux USA où elle a fait des études de relations internationales, a promené son appareil photo sur toute la planète, travaillant pour de grands magazines tels que Géo, le Monde, le Figaro, Courrier international… Polyglotte, audacieuse, elle se sert de son tempérament d’exploratrice pour mettre en lumière des minorités singulières où les femmes s’affirment comme actrices essentielles.

Par ailleurs, les Rencontres de Chabeuil exposent chaque année vingt photographes aux thématiques aussi variées qu’originales. C’est un plaisir de découvrir avec eux la diversité du monde en déambulant dans les rues du centre ancien et jusque dans les allées des serres Gaillard.  Une manifestation de haut niveau, parfaitement maîtrisée, qui attire chaque année des milliers d’amateurs et de professionnels.

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