met en lumière les enjeux du monde agricole face aux changements climatique, environnementaux et sociétaux. Du 10 au 19 janvier, 15 projections abordant des thèmes différents, sont programmées partout en Ardèche, suivies d’échanges.
A Tournon, le documentaire sur la vigne a mobilisé les
viticulteurs de la Drôme-Ardèche du nord. Ce film a été tourné dans quatre pays
méditerranéens, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, où le réchauffement
climatique est déjà plus marqué qu’en France par trois jeunes ingénieurs
agronomes. Ils ont parcouru ces pays et interrogé une soixantaine de vignerons,
soumis à des caprices météorologiques de plus en plus graves et
fréquents : sécheresse ou inondations, température frisant les 45° ou
périodes de gel jamais connues, appauvrissement des sols… Et ils ont écouté et enregistré
leurs méthodes pour s’adapter et tenir dans les prochaines décennies.
Végétalisation des vignes, taillage des ceps en pergola, mélange avec d’autres cultures, présence de troupeaux, plantation du porte-greffe bien avant le greffon, réintroduction des cépages traditionnels, partage des équipements … La tendance est de passer à une production moins rentable mais plus adaptée, à se passer d’irrigation car l’eau se raréfie, à ne pas stresser les plants en diminuant le rendement. Leur conviction, c’est que l’homme doit s’adapter à la nature et pas l’inverse.
Ce documentaire a passionné le public et ouvert un
échange avec les viticulteurs médiateurs, Régis Gonnet de Glun et Laure Colombo
de Saint-Péray, ainsi que Aurélien Mourier, représentant de la Confédération
paysanne et Isaure Sellier, une des coréalisatrices du film. Les viticulteurs
du public ont déploré qu’aucune véritable recherche n’existe sur le sujet en France,
où les cahiers des charges sont très contraignants. Quant aux chambres
d’agriculture, dont le système électoral est aberrant, elles ne répondent pas
aux problèmes.
La Confédération paysanne, très implantée dans la
région, prône une agriculture de qualité et respectueuse de
l’environnement, une économie des ressources, la transmission des
savoirs, et des conditions de vie décentes pour des paysans. Mais pour
qu’elle puisse jouer un rôle, il faut qu’elle soit représentée largement et
donc il faut voter pour elle !
Article publié dans le JTT du jeudi 23 janvier 2025.
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